Edito : Le maître des horloges ne tourne plus rond

Depuis quelques semaines on constate que « le Maître du temps » ne maîtrise plus grand-chose.

Le départ du Ministre de l’Intérieur dans des circonstances pour le moins rocambolesques n’est qu’un des épisodes calamiteux qui émaillent cette rentrée, ce n’est pas le seul mais c’est le plus grave compte tenu des fonctions du Ministre d’Etat, et de l’attente justifiée des français  sur les sujets de sécurité.

C’est, de plus, la partie visible d’une crise plus profonde qui affecte l’action du Président de la République, de son gouvernement et de sa majorité, un signe de plus de la confusion qui règne dans le fonctionnement de l’Etat.

Improvisation, autorité présidentielle bafouée sont les marques du manque de professionnalisme du « Nouveau Monde ». Je préfère, pour ma part, l’Ancien Monde qui avait peut être des défauts et qui méritait des réformes.

Mais dans une période où les Français sont inquiets pour leur présent et l’avenir de leurs enfants, le temps n’est ni à la gesticulation médiatique, ni à l’absence de cap clairement défini. La politique du « en même temps » érigée en principe de gouvernance  montre ses limites .

Il nous appartient maintenant plus que jamais de pouvoir incarner une opposition  unie, lucide, déterminée, et consciente de ses responsabilités.